Une super surprise !

Allez toutes voir quelle est cette surprise sur le blog de Secrets de Ghawazee ou sur leur tout nouveau site.
Affaire a ne pas rater pour les danseuses !


Cela est en rapport avec cette personne... la reconnaissez vous ??
Une super surprise !
# Posté le mardi 23 juin 2009 14:29

Dernière venue

Dernière venue
Voici SALEM la dernière venue dans ma petite tribu.
Elle est presque copie-conforme à Douma sauf qu'elle a les yeux verts alors que Douma les a jaunes.
En plus elle est un chouilla plus grande, sinon lorsqu'elle sont couchée, je les confonds souvent !


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# Posté le dimanche 07 juin 2009 05:08

Dans leur dernière maison,

après 3 abandons... je les ai adoptées et ce pour TOUJOURS $) ;)

Pour celles et ceux qui les connaissent, si vous voulez les voir, j'ai fait des vidéos
Click sur => Youtube Doddie & Douma

Maintenant Doddie pèse 4 Kg et Douma 3.200 Kg... elles ont bien grossi !
Dans leur dernière maison,
# Posté le dimanche 10 mai 2009 12:30
Modifié le lundi 25 mai 2009 02:20

Douma petite,

... sauvée, chez tata Gaëlle.
Douma petite,
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# Posté le dimanche 10 mai 2009 12:27

Doddie petite,

chez Tata Gaëlle.... peut après son sauvetage !
Doddie petite,
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# Posté le dimanche 10 mai 2009 12:25
Modifié le dimanche 10 mai 2009 12:42

Mes cadeaux de Noël !

Voici ce que j'ai eu comme cadeaux de Noël ................. 2 super mignones petites chatounettes !
Dody et Douma
Grace à Gaëlle, Silvermonn et Dom !!!

Merci a vous tous !!!!!!!!!!

Mes cadeaux de Noël !
# Posté le jeudi 22 janvier 2009 09:55
Modifié le samedi 04 avril 2009 04:05

Venez voir !!!

Venez voir !!!

Nouveaux cours de danse avec notre association
et un stage en avril ... A ne surtout pas rater !!!

Mais si vous ne nous connaissez pas, visitez le nouveau site web :
"Secrets de Ghawazee"

# Posté le lundi 19 janvier 2009 12:54
Modifié le samedi 04 avril 2009 04:09

VOEUX

VOEUX
Je vous souhaite de passer de bonnes fêtes et qu'en 2009 tout soit neuf, beau, saint et épanouissant pour vous tous !


MES MEILLEURS VOEUX POUR 2009 !



PS : je ne viens pas souvant : j'ai des problèmes avec mon ordi... alors cybercafé oblige pour vous lire et vous répondre !
# Posté le mercredi 31 décembre 2008 06:15
Modifié le mardi 06 janvier 2009 09:11

Un peut de philosophie...

La Boétie : Discours de la servitude volontaire (Extraits)

Pour être esclave,
il faut que quelqu'un
désire dominer et...
qu'un autre accepte de servir.

[...]Nous sommes ainsi faits que les devoirs communs de l'amitié absorbent une bonne part de notre vie. Il est raisonnable d'aimer la vertu, d'estimer les belles actions, d'être reconnaissants pour les bienfaits reçus, et de réduire souvent notre propre bien-être pour accroître l'honneur et l'avantage de ceux que nous aimons, et qui méritent d'être aimés.
Si donc les habitants d'un pays trouvent parmi eux un de ces hommes rares qui leur ait donné des preuves d'une grande prévoyance pour les sauvegarder, d'une grande hardiesse pour les défendre, d'une grande prudence pour les gouverner ; s'ils s'habituent à la longue à lui obéir et à se fier à lui jusqu'à lui accorder une certaine suprématie, je ne sais s'il serait sage de l'enlever de là où il faisait bien pour le placer là où il pourra faire mal ; il semble, en effet, naturel d'avoir de la bonté pour celui qui nous a procuré du bien, et de ne pas en craindre un mal.

[...] Si deux, si trois, si quatre cèdent à un seul, c'est étrange, mais toutefois possible ; on pourrait peut-être dire avec raison : c'est faute de c½ur. Mais si cent, si mille souffrent l'oppression d'un seul, dira-t-on encore qu'ils n'osent pas s'en prendre à lui, ou qu'ils ne le veulent pas, et que ce n'est pas couardise, mais plutôt mépris ou dédain ?

[...] Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre.
Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude.
Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.
Pas besoin que le pays se mette en peine de faire rien pour soi, pourvu qu'il ne fasse rien contre soi.
Ce sont donc les peuples eux-mêmes qui se laissent, ou plutôt qui se font malmener, puisqu'ils en seraient quittes en cessant de servir.
Les "trésors du tyran" ou les fastueux et spectaculaires étalages de la société de consommation.
Ces misérables voient reluire les trésors du tyran ; ils admirent, tout ébahis, les éclats de sa magnificence ; alléchés par cette lueur, ils s'approchent sans s'apercevoir qu'ils se jettent dans une flamme qui ne peut manquer de les dévorer.

[...] Certes, comme le feu d'une petite étincelle grandit et se renforce toujours, et plus il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s'éteindre de lui-même quand on cesse de l'alimenter, de même, plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus où leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d'autant, deviennent de plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire.
Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, de même que la branche, n'ayant plus de suc ni d'aliment à sa racine, devient sèche et morte.

[...] Pour acquérir le bien qu'il souhaite, l'homme hardi ne redoute aucun danger, l'homme avisé n'est rebuté par aucune peine.
[...] Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes.
Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.
D'où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n'est de vous ?
Comment a-t-il tant de mains pour
vous frapper, s'il ne vous les emprunte ?

[...] Vous vous affaiblissez afin qu'il soit plus fort, et qu'il vous tienne plus rudement la bride plus courte.
Et de tant d'indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir.
Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres.
Je ne vous demande pas de le pousser, de l'ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.

[...] Ce qu'il y a de clair et d'évident, que personne ne peut ignorer, c'est que la nature, ministre de Dieu, gouvernante des hommes, nous a tous créés et coulés en quelque sorte dans le même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt frères.
Et si, dans le partage qu'elle a fait de ses dons, elle a prodigué quelques avantages de corps ou d'esprit aux uns plus qu'aux autres, elle n'a cependant pas voulu nous mettre en ce monde comme sur un champ de bataille, et n'a pas envoyé ici bas les plus forts ou les plus adroits comme des brigands armés dans une forêt pour y malmener les plus faibles.

Donc, puisque cette bonne mère nous a donné à tous toute la terre pour demeure, puisqu'elle nous a tous logés dans la même maison, nous a tous formés sur le même modèle afin que chacun pût se regarder et quasiment se reconnaître dans l'autre comme dans un miroir, puisqu'elle nous a fait à tous ce beau présent de la voix et de la parole pour mieux nous rencontrer et fraterniser et pour produire, par la communication et l'échange de nos pensées, la communion de nos volontés ; puisqu'elle a cherché par tous les moyens à faire et à resserrer le n½ud de notre alliance, de notre société, puisqu'elle a montré en toutes choses qu'elle ne nous voulait pas seulement unis, mais tel un seul être, comment douter alors que nous ne soyons
tous naturellement libres, puisque nous sommes tous égaux ?
Il ne peut entrer dans l'esprit de personne que la nature ait mis quiconque en servitude, puisqu'elle nous a tous mis en compagnie.[...]


Voir le texte intégral sur le site perso de Fabrice (46 pages A4).
qui nous fait part de son étude :

À vrai dire, il est bien inutile de se demander si la liberté est naturelle, puisqu'on ne peut tenir aucun être en servitude sans lui faire tort : il n'y a rien au monde de plus contraire à la nature, toute raisonnable, que l'injustice. La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés avec elle, mais aussi avec la passion de la défendre [...]
Si par hasard il naissait aujourd'hui quelques gens tout neufs, ni accoutumés à la sujétion, ni affriandés à la liberté, ignorant jusqu'au nom de l'une et de l'autre, et qu'on leur proposât d'être sujets ou de vivre libres, quel serait leur choix ? Sans aucun doute, ils préféreraient de beaucoup obéir à la seule raison que de servir un homme [...]
La liberté, les hommes la dédaignent uniquement, semble-t-il, parce que s'ils la désiraient, ils l'auraient ; comme s'ils refusaient de faire cette précieuse acquisition parce qu'elle est trop aisée.
C'est ainsi que le tyran asservit les sujets les uns par les autres. Il est gardé par ceux dont il devrait se garder, s'ils valaient quelque chose. Mais on l'a fort bien dit : pour fendre le bois, on se fait des coins du bois même ; tels sont ses archers, ses gardes, ses hallebardiers. Non que ceux-ci n'en souffrent eux-mêmes ; mais ces misérables abandonnés de Dieu et des hommes se contentent d'endurer le mal et d'en faire, non à celui qui leur en fait, mais bien à ceux qui, comme eux, l'endurent et n'y peuvent rien.


Existe-t-il une synthèse plus forte et concise des relations humaines dans le cadre d'une jungle du travail, où chacun est poussé à écraser autrui pour sa survie propre, où l'égoïsme est perçu comme une protection immensément plus efficace que n'importe quelle solidarité ; mais aussi où ce chacun pour soi fait de tout individu son propre tyran en même temps que celui de tous les autres.

La Boétie va même jusqu'à décrire dans le détail les multiples angoisses des "courtisans", qui ont pour principale origine la complexité inouïe de leurs stratégies tortueuses visant à se mettre en valeur aux yeux du "suzerain", lesquelles présentent plus d'une comparaison pertinente avec les très savantes tortures actuelles du savoureux monde de l'entreprise
.

Quelle peine, quel martyre, grand Dieu !
Être occupé nuit et jour à plaire à un homme, et se méfier de lui plus que de tout autre au monde.
Avoir toujours l'½il aux aguets, l'oreille aux écoutes, pour épier d'où viendra le coup, pour découvrir les embûches, pour tâter la mine de ses concurrents, pour deviner le traître.
Sourire à chacun et se méfier de tous, n'avoir ni ennemi ouvert ni ami assuré, montrer toujours un visage riant quand le c½ur est transi ; ne pas pouvoir être joyeux, ni oser être triste !
Ainsi, puisque tout être pourvu de sentiment sent le malheur de la sujétion et court après la liberté, puisque les bêtes, même faites au service de l'homme, ne peuvent s'y soumettre qu'après avoir protesté d'un désir contraire, quelle malchance a pu dénaturer l'homme seul vraiment né pour vivre libre au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ?


À cette question, La Boétie voit deux réponses.
D'abord, un fatalisme venant de ce qu'on a jamais rien vu d'autre que l'organisation actuelle et qu'on juge tout autre système utopique, en somme : une assuétude à ce qu'on nous présente comme une société à l'horizon indépassable.

Les hommes nés sous le joug, puis nourris et élevés dans la servitude, sans regarder plus avant, se contentent de vivre comme ils sont nés et ne pensent avoir d'autres biens ni d'autres droits que ceux qu'ils ont trouvés ; ils prennent pour leur état de nature l'état de leur naissance.
On ne regrette jamais que ce qu'on n'a jamais eu.
Le chagrin ne vient qu'après le plaisir et toujours, à la connaissance du malheur, se joint le souvenir de quelque joie passée.
La nature de l'homme est d'être libre et de vouloir l'être, mais il prend facilement un autre pli lorsque l'éducation le lui donne [...] Ainsi, la première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude.
Ils disent qu'ils ont toujours été sujets, que leurs pères ont vécu ainsi. Ils pensent qu'ils sont tenus d'endurer le mal, s'en persuadent par des exemples et consolident eux-mêmes, par la durée, la possession de ceux qui les tyrannisent.


Heureusement, il y a aussi des révoltés. Mais en vérité les années ne donnent jamais le droit de mal faire.
Elles accroissent l'injure. Il s'en trouve toujours certains, mieux nés que les autres, qui sentent le poids du joug et ne peuvent se retenir de le secouer, qui ne s'apprivoisent jamais à la sujétion et qui [...] n'ont garde d'oublier leurs droits naturels, leurs origines, leur état premier, et s'empressent de le revendiquer en toute occasion [...]
Ils se remémorent les choses passées pour juger le présent et prévoir l'avenir [...]. Ceux-là, quand la liberté serait entièrement perdue et bannie de ce monde, l'imaginent et la sentent en leur esprit, et la savourent. Et la servitude les dégoûte, pour si bien qu'on l'accoutre.


Ensuite, il y a l'appât du gain. Ils veulent servir pour amasser des biens : comme s'ils pouvaient rien gagner qui fût à eux, puisqu'ils ne peuvent même pas dire qu'ils sont à eux-mêmes.
Et comme si quelqu'un pouvait avoir quelque chose à soi sous un tyran, ils veulent se rendre possesseur de biens, oubliant que ce sont eux qui lui donnent la force de ravir tout à tous, et de ne rien laisser qu'on puisse dire être à personne. Ils voient pourtant que ce sont les biens qui rendent les hommes dépendants de sa cruauté.


Mais que gagne-t-on vraiment à s'assujettir ? Vous semez vos champs pour qu'il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu'il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu'il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu'il les mène à la guerre, à la boucherie, qu'il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances.

[...]En guise de conclusion, une grosse déception.
Ne voyons cependant pas en lui un précurseur de l'anarchisme ! Car ce magistrat (voilà le hic !) dévot (qui prit parti pour un catholicisme d'État) finit son pamphlet sur une note pour le moins plutôt pieuse :
Levons les yeux vers le ciel pour notre honneur ou pour l'amour de la vertu, mieux encore pour ceux du Dieu tout-puissant, fidèle témoin de nos actes et de nos fautes [...] je pense, puisque rien n'est plus contraire à un Dieu bon et libéral que la tyrannie, qu'il réserve là-bas tout exprès, pour les tyrans et leurs complices, quelque peine particulière.
Si ça peut vous consoler !
Fabrice
# Posté le lundi 27 octobre 2008 08:04
Modifié le lundi 27 octobre 2008 09:28

Méfiez vous des racontars, des histoires et des calomnies... de certaines personnes !

Méfiez vous des racontars, des histoires et des calomnies... de certaines personnes !

J'ai mis ce texte car je me sent VICTIME de CALOMNIE...
alors que je n'ai peut être fait preuve que de médisance envers cette personne !

~*~*~

CALOMNIE & MÉDISANCE
Petite explication de vocabulaire !
« Le mensonge fait la calomnie, et la calomnie l'injustice. »

Une phrase bien balancée, assez littéraire, qui traduit l'indignation outrée de Dominique de Villepin, et le désir de se mettre au-dessus d'une affaire qu'il juge bien basse.
Nous n'allons pas discuter du contenu de l'affaire, mais simplement tomber d'accord que la calomnie fait l'injustice : «Calomniez, calomniez... il en restera toujours quelque chose»

Le mot est ancien, et très souvent, aujourd'hui, on tente de le distinguer du mot «médisance». C'est d'ailleurs presque un cliché du «bon français» que de souligner la différence entre eux :
on dit que la médisance consiste à dire du mal de quelqu'un, mais dans le cas où ce qu'on rapporte est VRAI.
Alors que la calomnie consisterait à INVENTER tout ce qu'on dit de quelqu'un pour lui nuire.

Alors on voit bien sûr la gradation entre les deux termes, même si dans l'un comme dans l'autre cas, la volonté de nuire semble attestée.

Calomnie est un bien vieux mot, qui déjà en latin (calomnia) appartenait au vocabulaire juridique. Il s'agissait d'accusations fausses, mais officielles, prononcées devant un tribunal. Et l'on sait combien les Romains étaient chicaneurs et procéduriers : toute l'éloquence latine dérive du prétoire.
Puis le mot «calomnie» a évolué, pour ne plus désigner que des paroles, qu'elles soient publiques ou privées. C'est le sens qu'il a aujourd'hui, mais ces imputations mensongères, si elles ont un écho public, si elles sont publiées dans la presse ou prononcées devant autrui, tombent sous le coup de la loi .
D'autant qu'elles sont susceptibles d'être colportées, c'est-à-dire reprises pas ceux qui les auront lues ou entendues, et qui peut-être sans vérifier, les rediront ou les réécriront ! Et c'est bien ça qu'on appelle «l'air de la calomnie» (Rumeur calomnieuse)
Cette expression on la trouve notamment autour de la pièce de Beaumarchais, le Barbier de Séville, et ce fameux air, on l'entend dans l'opéra de Rossini qui porte le même titre. Belle image quand même, que celle de l'opéra et de la musique, pour donner l'idée de ce qui vole, passe d'une oreille à l'autre, est repris...
Quand c'est parti, comment l'arrêter !
C'est bien pour cela qu'on répète la phrase presque proverbiale aujourd'hui : «Calomniez, calomniez ! Il en restera toujours quelque chose !»
En effet, elle n'est jamais très loin cette fausse logique, perverse et si répandue, qui prétend qu'il n'y a pas de fumée sans feu, que quand on fait courir un bruit sur quelqu'un, c'est qu'il a bien un fondement, que tout n'est jamais totalement faux...
Ce qui est particulièrement pervers, car même si le malheureux calomnié arrive à prouver son innocence, il restera souvent un rien de suspicion : s'il a été ainsi traîné dans la boue, il avait quand même bien dû faire quelque chose de pas tout à fait convenable.

La médisance, même si, on l'a vu, elle n'est pas techniquement semblable à la calomnie, recèle également une volonté de faire du mal. Ce serait plus une question de ton, d'intention.
Mais on prendra garde que sur le verbe «dire», deux autres ont été formé à partir de la même racine : «médire», dont on vient de parler, et «maudire», dont la signification est toute différente. Il s'agit d'une parole presque magique : on voue quelqu'un à la colère divine ; on essaie par cette malédiction d'attirer sur sa tête la vengeance divine.
La différence entre «médire» et «maudire» tient donc essentiellement au destinataire.
Quand on médit, on s'adresse à son semblable, on est dans le commérage, le ragot, on est entre soi avec souvent le secret espoir que ces propos venimeux retomberont sur la tête de celui dont on dit du mal.
Mais quand on maudit, on s'adresse directement à l'instance supérieure, à Dieu, ou à ses saints, pour qu'ils punissent eux-mêmes le malheureux.

Coproduction du Centre national de Documentation Pédagogique.
http://www.cndp.fr/
Yvan Amar
Article publié le 25/10/2006

Cet article à été copié depuis le site de RFI
Pour les besoin de ma défense !

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 13:45
Modifié le lundi 27 octobre 2008 09:53